“Annoncé souffrant, Juan Jesús Rodriguez (Nabucco) domine pourtant ses partenaires de toute sa classe vocale, d’une homogénéité parfaite sur toute la tessiture. Ses phrasés d’une grande noblesse, autant par son attention au sens qu’à la diction, donnent une incarnation d’une grande intensité théâtrale, vivement applaudie en fin de soirée”
Florent Coudeyrat — www.concertonet.com
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“La soirée valait surtout pour les deux principaux protagonistes, le baryton andalou Juan Jesus Rodriguez et la soprano hongroise Csilla Boross, réunis à nouveau par Maurice Xiberras dans son théâtre marseillais après leur triomphal Macbeth in loco en 2016. Evidence chaque fois confirmée – après son Macbeth précité, son Simon Boccanegra en 2018 ou, plus récemment, son Giacomo (dans Giovanna d’Arco) sur cette même scène marseillaise -, l’identification de JJR (pour les intimes) au monde verdien renouvelle le miracle. Au-delà de ses qualités vocales qui cochent toutes les cases de la fameuse tessiture de « baryton verdien », l’évolution du personnage constitue un modèle, depuis la fureur de son entrée, (« Tremin gl’insani ») à la prière « Dio di Giuda ! » que le chanteur n’aborde pas comme un « grand air », mais comme l’accomplissement d’une soudaine humilité. Et comment ne pas vanter aussi la présence scénique, la sobriété du geste, l’efficacité de l’expression, aussi fabuleux que ne le sont le timbre, le souffle ou l’étendue vocale. Nous le répétons à longueur de recensions, l’un des plus grands barytons verdiens de sa génération !”
Nabucco de rêve à Marseille
Juan Jesus Rodriguez,
l’un des plus grands barytons verdiens de sa génération.
Emmanuel Andrieu — www.classiquenews.com
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“Annoncé souffrant, Juan Jesús Rodriguez (Nabucco) domine pourtant ses partenaires de toute sa classe vocale, d’une homogénéité parfaite sur toute la tessiture. Ses phrasés d’une grande noblesse, autant par son attention au sens qu’à la diction, donnent une incarnation d’une grande intensité théâtrale, vivement applaudie en fin de soirée”
Michel Egéa — www.concertclassic.com
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“Juan Jesús Rodríguez est annoncé souffrant avant la représentation, mais assure le spectacle. Économisant sa voix mais imperceptiblement durant l’acte I, il déploie ensuite avec efficacité les différentes facettes de son personnage avec sa ligne puissante, timbrée, aux graves denses qui affirment son autorité et sa folie, lorsqu’il se prend pour Dieu. Il est alors foudroyé par un éclair qui éblouit le public, plongé ensuite dans le noir et le silence complet. Nabucco, désormais sans couronne, sans cheveux, une larme sur la joue, reste sur un fauteuil roulant de bois. Juan Jesús Rodríguez déploie alors son médium, avec un léger vibrato, des aigus expressifs soutenus par un souffle constant, la ligne vocale étant nettement articulée. Son imposante palette de nuances dégage une émotion palpable, lorsqu’il redoute l’assassinat de sa fille.”
Odile Rambaud — www.olyrix.com
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“Juan Jesús Rodríguez hizo gala de una voz de amplísimo espectro, potencia bien controlada, justeza musical en todo momento, clara dicción, timbre constante a lo largo de la tesitura y la pizca de metal“
En el escenario brillaron con luz propia la voz y el porte de Juan Jesús Rodríguez en el papel titular, quien hizo gala de una voz de amplísimo espectro, potencia bien controlada, justeza musical en todo momento, clara dicción, timbre constante a lo largo de la tesitura y la pizca de metal que dio a su emisión un carácter aterciopelado. El barítono español imprimió lirismo en las horas bajas del gran emperador babilónico —que el libreto califica erróneamente de asirio— y también furor y odio para con sus enemigos de siempre, los hebreos y su dios único. Gracias a un detallado trabajo vocal y dramático, transmitió un sentimiento pocas veces visto en la ópera romántica: el arrepentimiento.
Juan Jesús Rodríguez, indiscutido Nabucco — Ópera Actual
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